
L’HISTOIRE DES CANEVAS :
DES BRODERIES À FAIRE REVIVRE
Avant de devenir un sac ou une pochette, chaque création du Scarabée Vert commence par un canevas ancien.
Ces broderies ont souvent demandé des dizaines d’heures de travail. Elles ont décoré des intérieurs, été offertes, transmises ou oubliées au fil du temps.
Certaines n’ont aujourd’hui plus de place sur les murs. Mais cela ne veut pas dire qu’elles n’ont plus rien à raconter.
Des heures de travail derrière chaque canevas
Un canevas, ce n’est pas simplement une image brodée.
C’est du temps. De la patience. Un geste répété pendant des heures, parfois pendant des semaines ou des mois.
Derrière chaque motif, il y a quelqu’un qui a choisi les couleurs, suivi les points et construit l’image petit à petit.
C’est cette dimension qui me touche le plus.

Des objets devenus difficiles à garder
Avec les années, les goûts changent, les maisons aussi.
Beaucoup de canevas finissent dans les greniers, les placards, les brocantes, les ressourceries ou les Emmaüs.
Parfois, ils sont conservés uniquement parce qu’ils ont été réalisés par quelqu’un de la famille.
On ne veut pas les jeter, mais on ne sait plus vraiment où les mettre.
Et c’est souvent là que commence leur seconde vie.

Transformer sans effacer
Lorsque je récupère un canevas, je ne cherche pas à faire disparaître ce qu’il était.
Au contraire.
Je prends le temps d’observer le motif, de choisir la partie qui sera mise en valeur et d’imaginer ce qu’elle peut devenir.
Un détail de paysage, un animal, une fleur ou un visage peut complètement changer le caractère de la création finale.
Le canevas reste toujours au cœur de la pièce.
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Des canevas chinés… et parfois transmis
Une partie des canevas que je transforme vient de ressourceries, d’Emmaüs ou de dons.
D’autres m’arrivent directement de familles.
Et dans ce cas, l’histoire prend une autre dimension.
Un canevas brodé par une grand-mère, une mère, un oncle ou une personne disparue ne devient pas simplement une matière textile.
Il devient un souvenir que l’on peut continuer à porter.
Commande personnalisée de Stéphanie

« Ce canevas a une valeur sentimentale immense pour moi : c’est ma grand-mère qui l’avait réalisé en 1999.
Je tenais énormément à le conserver, mais surtout à lui donner une nouvelle vie plutôt que de le laisser rangé dans un placard.
Grâce à vous, son travail va continuer à vivre et je vais pouvoir le garder près de moi.
Merci d’avoir si joliment fait perdurer un petit morceau d’elle. »
Stéphanie P

